
La maitrise des consommations d'énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont les objectifs visés par la France comme par l'ensemble de la communauté internationale pour préserver les ressources énergétiques et limiter le réchauffement climatique. Aujourd’hui, la dépense moyenne par logement est de 210 kWh/m2/an. La réglementation thermique RT2005 vise à réduire de 20% les consommations d’énergie dans les logements pour atteindre, en 2050, 50 kWh/m2/an.
La RT 2005 fixe une limite de consommation énergétique de référence (appelé Cepréf) à ne pas dépasser. Pour respecter cette exigence, la RT 2005 détermine des repères pour tous les matériaux relatifs au bâti et pour les équipements. Elle prend en compte explicitement les déperditions des ponts thermiques.
Les exigences à respecter d'hiver comme d'été dépendent de la zone climatique où se situe le projet, soit 8 zones au total combinant températures extérieures et ensoleillement et correspondants à des limites de département. La RT 2005 s'adresse aux constructions neuves (ou extensions de constructions) des bâtiments résidentiels et s’applique pour tout permis de construire déposé à partir du 1er septembre 2006.
La RT 2005 sera remplacée par la RT 2010 qui tiendra compte des préconisations du Grenelle de l'Environnement. Des performances thermiques supérieures seront alors exigées avec la généralisation du traitement des ponts thermiques et la mise en œuvre d'isolants à performances accrues. Nombre de matériaux traditionnels faisant appel à des modes constructifs dits classiques permettent déjà de répondre à ces exigences ou le seront dans un avenir très proche : chaudière électrogène ou à micro-cogénération, matériaux à changement de phase stockant l'énergie puis la restituant, laines de verre dont l'épaisseur est divisée par 5 grâce aux nanostructures, mortiers thermiquement performants, rupteurs de ponts thermiques, ciments sans poussière, bétons consommant moins d'énergie... Tous ces produits sont mis au point sous l'impulsion de l'évolution de la réglementation thermique et de la nécessité de réduire les émissions de CO2.
